Présentation de l’Année Sainte et du Jubilé de la miséricorde

12 décembre 2015

Textes & homélies

Mgr Hervé Giraud, le 12 décembre à Auxerre

 

Le 11 avril 2015, le pape François a publié la Bulle d’indiction d’un jubilé extraordinaire de la miséricorde : Misericordiae vultus, le visage de la Miséricorde.

Le 8 décembre dernier – jour du cinquantième anniversaire de la conclusion du Concile œcuménique Vatican II – le pape François a ouvert une Année sainte, celle du Jubilé extraordinaire de la miséricorde. Elle s’achèvera le 20 novembre 2016 en la solennité liturgique du Christ Roi de l’Univers. La devise en sera : « Miséricordieux comme le Père ».

Comme partout dans le monde, des portes saintes seront ouvertes dans notre diocèse, dans les cathédrales de Sens et d’Auxerre, ainsi qu’à l’abbatiale de Pontigny et dans la basilique de Vézelay.

Qu’est-ce qu’un Jubilé, une année sainte ?

Un jubilé est un temps privilégié décidé par l’Eglise sur le modèle de ce qui s’est vécu dès l’Ancien Testament. Elle est une invitation à nous tourner davantage vers Dieu.

La tradition des années saintes remonte au jubilé de l’an 1300 promulgué par le Pape Boniface VIII pour célébrer l’anniversaire de l’Incarnation. Depuis lors, tous les 25 ans, s’ouvre une année sainte à Rome. Cette Année sainte, 15 ans après le jubilé de l’an 2000 voulu par le pape Jean Paul II, marque un jubilé « extraordinaire », contrairement aux « ordinaires » qui ont lieu en principe tous les 25 ans. La tradition s’enracine dans l’institution des jubilés en Israël. On lit dans le livre du Lévitique que, tous les 49 ans (sept semaines d’années), s’ouvre une année de jubilé au cours de laquelle les terres placées en gage sont rendues à leur propriétaire, les dettes sont remises, les esclaves libérés. Sous cette forme, l’Année sainte exprimait en actes comme en paroles l’œuvre de grâce que le Seigneur a accomplie pour apporter le salut à son peuple.

Jésus se réfère à cette pratique du jubilé en Israël lorsque, dans la synagogue de Nazareth, il lit dans le livre d’Isaïe : « Il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles, guérir ceux qui ont le cœur brisé, proclamer aux captifs leur délivrance, aux prisonniers leur libération, proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur. » (Lc 4,18-19)

Le Jubilé consistant en une Année « sainte », il encourage la sainteté de vie : l’enjeu du Jubilé, c’est la sainteté même. Il s’agit de se rapprocher de Dieu lui-même ou, mieux, de laisser Dieu s’approcher de nous pour faire de nous des saints. A ce titre, le franchissement de la porte sainte évoque « le passage que tout chrétien est appelé à effectuer du péché à la grâce ».

Pourquoi la miséricorde ?

Le pape François a évidemment choisi ce thème parce qu’il lui tient à cœur et qu’il a souhaité souligner l’importance de la miséricorde de Dieu. Miséricorde est le mot clé de son action, et fait même partie de sa devise : “miserando atque eligendo” : « Jésus regarda Matthieu avec un amour miséricordieux, et le choisit : miserando atque eligendo. Cette expression m’a toujours fait impression au point d’en faire ma devise. » nous révèle le pape François.

Dans sa bulle d’indiction, il poursuit : « Aujourd’hui, l’Épouse du Christ, l’Église, préfère recourir au remède de la miséricorde plutôt que de brandir les armes de la sévérité… ». Il signifie ainsi que la crédibilité de l’Eglise passe par le chemin de l’amour miséricordieux et de la compassion. Ce faisant il accentue particulièrement cette dimension de pardon. Aussi, il souhaite faire de nous, pour ainsi dire, des chrétiens de la miséricorde. Les prêtres, en particulier par le sacrement de pénitence et de réconciliation, seront des « missionnaires de la miséricorde ». Il les a autorisés exceptionnellement à absoudre des péchés réservés d’habitude au Siège apostolique en raison de leur gravité, notamment l’avortement.

À qui s’adresse ce Jubilé ?

Tout d’abord à tous les catholiques et pas seulement aux pèlerins qui feront le voyage à Rome. Pour la première fois dans l’histoire des jubilés, celui-ci est entièrement décentralisé. Le signe le plus manifeste en sera l’ouverture des portes saintes dans toutes les cathédrales du monde, que j’évoquais précédemment. Multipliant ces lieux symboliques de la miséricorde, ce Jubilé montre que l’Église n’exclut personne. Il s’adresse jusqu’aux « hommes et aux femmes qui font partie d’une organisation criminelle », comme la mafia, ou aux personnes « fautives ou complices de corruption » afin qu’elles se détournent de leur conduite etc…

Plus près de nous, ce jubilé s’adresse aux frères divisés et s’accompagne à ce titre d’un geste particulier du pape envers la Fraternité sacerdotale ¬Saint-Pie-X  : la confession auprès d’un prêtre lefebvriste sera valide et licite durant toute l’Année sainte.

D’une manière plus surprenante, ce Jubilé doit aussi servir à se rapprocher des juifs et des musulmans, dont la foi accorde une place centrale à la miséricorde, comme le rappelle le pape. Je cite : « La valeur de la miséricorde dépasse les frontières de l’Eglise. Elle est le lien avec le Judaïsme et l’Islam qui la considèrent comme un des attributs les plus significatifs de Dieu. » (Bulle n°23). Il se rendra ainsi à la synagogue de Rome au cours de cette année jubilaire

Qu’est-ce précisément que la miséricorde ?

Ce n’est pas une appellation dépassée ou incompréhensible, quand bien même on la remplace souvent par les mots de bienveillance de bonté ou de compassion. Etymologiquement, le mot vient du latin misereor (« j’ai pitié ») et cor (« cœur »). On compare donc d’autant plus facilement la miséricorde à la compassion, dont le sens latin est semblable  : cum patior (« je souffre avec »).

La miséricorde n’est pas l’apanage du christianisme, comme nous le rappelait à l’instant cette citation du pape François. Dans la tradition juive, les psaumes célèbrent la miséricorde divine. Le « miséricordieux » est également un des qualificatifs de Dieu les plus fréquemment utilisés par les musulmans. Certes l’Islam ne conçoit pas l’essence de Dieu comme amour, mais au moins comme miséricorde. Les musulmans qui « professent avoir la foi d’Abraham, adorent avec nous le Dieu unique, miséricordieux ». Notons au passage que chaque sourate du Coran, sauf une, commence par l’invocation d’Allah « tout-puissant et tout miséricordieux ». Cette similitude est importante pour le dialogue interreligieux. Mais en même temps apparaît aussi l’opposition entre la Bible et le Coran. Dans la Bible, le Dieu miséricordieux s’abaisse au point de se faire homme et de mourir sur une croix. Une telle conception, apparemment en totale contradiction avec la transcendance absolue de Dieu, est inimaginable pour l’Islam.

La miséricorde ne se limite pas au domaine du péché. Elle est l’amour qui déborde de la vie trinitaire. Au contraire d’un signe de faiblesse, la miséricorde doit être considérée comme l’expression de la toute-puissance de Dieu. Saint Thomas d’Aquin évoque la miséricorde comme le « propre de Dieu dont la toute-puissance consiste justement à faire miséricorde ». Le pape, quant à lui, va jusqu’à parler d’un amour « viscéral », qui vient du cœur comme « un sentiment profond, naturel, fait de tendresse et de compassion, d’indulgence et de pardon ».

Un tel accent sur la miséricorde peut nous faire prendre conscience que Dieu se révèle progressivement dans la Bible. Les plus anciens ont encore en tête la présentation d’un Dieu vengeur, colérique, punissant, Tout-Puissant, apparemment loin de Dieu-Amour. Mais les plus jeunes peuvent avoir aussi en tête la présentation de Dieu-Amour qui serait un Dieu facile… laissant tout faire ! Or Dieu est juste, miséricordieux, consolateur comme une mère, Créateur et Sauveur. Et ceci dès l’Ancien testament. Mais le déplacement d’un Dieu qui juge à un Dieu qui pardonne se fera progressivement dans l’histoire. « Il s’est choisi Israël pour être son peuple avec qui il a fait alliance et qu’il a progressivement instruit, se manifestant, lui-même et son dessein, dans l’histoire de ce peuple et se l’attachant dans la sainteté. » Le texte conciliaire Lumen Gentium (N°9), que je viens de citer, rappelle ainsi que la pensée d’un Dieu miséricordieux est plus tardive. Mais Dieu est amour en lui-même, il est communion trinitaire, et surtout il veut se communiquer lui-même comme Vie et Amour. « Selon saint Thomas, rappelle à son tour le Cardinal Kasper, la miséricorde est la première propriété de Dieu, qui exprime les œuvres de Dieu ad extra. »

Nous devons certainement en grande partie aux philosophes modernes d’avoir minimisé ou méprisé la miséricorde au profit du devoir moral ou de la seule justice, bien nécessaires par ailleurs. La miséricorde représentait une manifestation de faiblesse. Il nous faut donc d’autant plus repenser, aujourd’hui, l’idée de la miséricorde. Parce qu’un monde privé de compassion est un monde froid. Le pape saint Jean XXIII avait déjà cette intuition quand, dans son discours d’ouverture du concile Vatican II, il livrait cette réflexion si proche de celle du pape François : « Aujourd’hui l’église préfère recourir au remède de la miséricorde plutôt que de brandir les armes de la sévérité. » Lors de son dernier discours, à la fin du même concile, le bienheureux Paul VI a pareillement insisté sur le modèle du « Bon Samaritain ». Quant à saint Jean-Paul II, inspiré par sœur Faustine, il a remis en lumière la miséricorde biblique dans son encyclique Dives in misericordia (1980). Benoît XVI a approfondi ce message dans l’encyclique Dieu est amour (2005). Enfin, le pape François fait réellement de la miséricorde la clef de voûte de son pontificat afin que nous entrions dans l’attitude du Christ et donc de Dieu. « Cherchez à imiter Dieu » s’exclame saint Paul en Ep 5,1.

Que dit la Bible sur la miséricorde ?

Vous pourrez lire avec profit, sur ce sujet, la conférence du P. Olivier Artus qui devrait paraître dans la revue Communio. Aussi, je me contenterai de reprendre ce que Dieu dit à Moïse en Ex 33,19 : « Je fais grâce à qui je fais grâce et je fais miséricorde à qui je fais miséricorde. » La miséricorde est ici l’expression de la liberté et de la seigneurie de Dieu.

De même Ex 34,6-7 : « Yhwh, Yhwh, Dieu miséricordieux (rahûm) et bienveillant (hannûn), lent aux colères, grand en charité (hesed) et en fidélité (emet), faisant grâce à des milliers, supportant la faute, la rébellion et le péché ; mais sans rien laisser impuni, poursuivant la faute des pères sur les fils et sur les petits-fils sur trois et quatre générations. » La miséricorde rejoint l’expression de la fidélité de Dieu. L’expression « Dieu tendre et miséricordieux » constitue quasiment une définition de Dieu, surtout dans les psaumes.

C’est certainement chez le prophète Osée que la miséricorde de Dieu trouve un sommet. L’alliance semble rompue entre Dieu et son peuple. Mais le cœur de Dieu se retourne en lui. Le bouleversement à l’intérieur de Dieu lui-même exprime une compassion qui explose, une miséricorde qui prévaut sur la simple justice. Osée 11,9 l’exprime ainsi : « Car moi je suis Dieu et non pas homme ». Ainsi l’être même de Dieu se manifeste dans sa miséricorde. Nous pourrions aussi étudier la dimension sociale et universelle de la miséricorde dans l’Ancien Testament. Dieu est miséricordieux et bienveillant, non seulement pour Israël, mais aussi pour Ninive !

Les versets des évangiles ne manquent pas pour exprimer la miséricorde : la parabole du fils prodigue, la parabole du bon samaritain. Saint Paul désigne le Père comme « Dieu riche en miséricorde » (Ep 2,4-5). Comme le Père, Jésus dépasse la simple justice en la prolongeant dans la miséricorde. En résumé, comme la bulle d’indiction de ce jubilé nous le rappelle dans ses premiers mots : « Jésus-Christ est le visage de la miséricorde du Père… » A travers sa parole, ses gestes, et toute sa personne, Jésus de Nazareth révèle la miséricorde de Dieu.

La miséricorde ne se situe donc pas en opposition avec la vérité révélée : la miséricorde est la vérité révélée en Jésus. La miséricorde se fera toujours plus grande que le péché, et nul ne peut imposer une limite à l’amour de Dieu qui pardonne. La miséricorde signifie que l’amour, agapè, tient compte de notre réalité de pécheur : « La miséricorde est la face réaliste de l’amour » selon Pierre Gibert. Elle éloigne la culpabilité désespérante. Son amour n’est pas seulement affirmé, mais il est rendu visible et tangible.

Le Cardinal Barbarin a utilisé la comparaison avec un fleuve : « Quand les hommes ne savent plus dans quelle direction aller, ni quelle décision prendre, quand ils ne voient pas comment prévenir ou arrêter ces violences, la Miséricorde de Dieu arrive sur le monde comme un fleuve de bonté régénératrice. »

Quant à moi, j’aime cette prière du missel qui dit aussi cette infinie miséricorde de Dieu : « Dieu qui donne la preuve suprême de ta puissance lorsque tu patientes et prends pitié. » Dans l’histoire, mais aussi dans l’éternité, l’homme sera toujours sous le regard miséricordieux du Père.

Comment vivre cette année ?

D’abord et avant tout en lisant et méditant les évangiles de la miséricorde proposés dans le livret diocésain de la Miséricorde. L’évangile du Bon Samaritain sera le modèle de la spiritualité de cette Année sainte, comme il le fut pour le concile Vatican II. Le bienheureux Paul VI nous en explique le sens : « La vieille histoire du bon Samaritain a été le modèle et la règle de la spiritualité du Concile… Toute cette richesse doctrinale ne vise qu’à une chose : servir l’homme. » Aussi, à travers cette lecture, chacun pourra approfondir sa connaissance de Jésus-Christ, visage et révélateur de la miséricorde du Père, pour l’imiter dans son approche et son amour du monde blessé.

Je vous invite donc à partager avec d’autres la méditation des textes de ce livret (Mt 9,9-13 ; Lc 19,1-10 ; Lc 15,1-3.11-32 ; Lc 10,25-37 ; Mc 6,30-44 ; Mt 25,31-44). Le pape François nous invite lui-même à « nous mettre à l’écoute de la Parole de Dieu et à retrouver la valeur du silence pour méditer la Parole. »

Car vivre l’Année sainte, c’est aussi et plus largement renouveler notre style de vie. Aujourd’hui encore, « la crédibilité de l’Eglise passe par le chemin de l’amour miséricordieux et de la compassion ». Si la justice est un premier pas, nécessaire et indispensable, l’Eglise doit aller au-delà pour atteindre un but plus haut : « adopter l’attitude du Fils de Dieu qui va à la rencontre de tous, sans exclure personne ». Cela passe par des conversions, des relectures de nos modes de vie (Cf. Laudato Si, N°211).

Pour lutter contre l’anesthésie de l’âme et la fermeture à toute nouveauté, il nous faudra, comme le Bon Samaritain, nous laisser surprendre par Dieu et notre prochain. Cela demande un minimum de silence quotidien. J’ai proposé, et propose encore, tout spécialement aux jeunes lycéens, de « faire le 18 », c’est-à-dire de vivre une expérience de 18 heures de prière et de silence au monastère de la Pierre-qui-Vire pour méditer l’Evangile et le sens de leur vies. Mais nous sommes tous invités à « faire le 18 »… en 18 minutes programmées dans une journée ou dans une semaine pour lutter contre les émiettements de l’existence et les terribles urgences du quotidien. Écouter Dieu c’est ralentir… ralentir c’est mieux écouter les autres.

Nous serons évidemment invités à franchir une des portes saintes, au cours de cette année, pour accueillir l’amour du Père « riche en miséricorde » (Ep 2,4). Pour cela, « chacun devra, selon ses forces, faire un pèlerinage » et vivre un temps de réconciliation. A ce titre, chaque baptisé est spécialement invité à participer à la Journée du pardon qui aura lieu dans le diocèse le dimanche avant les Rameaux. Ce sera aussi l’occasion de vivre un dialogue pastoral avec un prêtre : « Avec conviction, remettons au centre le sacrement de la Réconciliation », et vivons-le avec toute la richesse du rituel du Bienheureux Paul VI.

J’invite les prêtres, diacres et religieux à se faire les premiers interprètes de la miséricorde en essayant par exemple de renouer des liens fraternels rompus ou difficiles, à cultiver des paroles bienveillantes, que ce soit vis-à-vis de générations ou de sensibilités différentes comme de frères ou de sœurs plus proches.

De même, j’invite très largement l’ensemble des fidèles baptisés à s’efforcer de mieux comprendre les catholiques qui ne nous ressemblent pas, avec qui nous sommes en désaccord parfois violent, pour approfondir vraiment des questions de fond. Qu’est-ce qu’être chrétien ? catholique ? ouvert ? traditionnel ? Le pape insiste : « Personne ne doit devenir juge de son frère… Ne pas juger et ne pas condamner signifie, de façon positive, savoir accueillir ce qu’il y a de bon en toute personne et ne pas permettre quelle ait à souffrir de notre jugement partiel et de notre prétention à tout savoir. » Chaque paroisse aura à cœur de faire un effort pour tendre la main à ceux qui ont quitté l’Eglise sur la pointe des pieds… En outre, avec la constitution des nouvelles paroisses, chaque village sera invité à faire un effort de rapprochement.

Cette année sera peut-être l’occasion aussi de rencontrer des musulmans qui, comme nous l’avons rappelé, croient au Dieu miséricordieux.

Il nous faut surtout réveiller notre conscience souvent endormie face au drame de la pauvreté. En l’occurrence, il convient plus de construire que de dénoncer ou de seulement s’indigner. Les pôles « solidarité » des paroisses seront réunis au plan diocésain pour être rendus aptes à appréhender les questions d’accueil des migrants, des détenus sortant de prison ou tout simplement pour nous aider à nous faire plus proches des isolés ou des personnes âgées.

Nous pourrons aussi découvrir ou redécouvrir des figures de la miséricorde : Vincent de Paul, Frédéric Ozanam… A travers elles, nous constaterons que la miséricorde ne se limite certes pas seulement au sacrement de réconciliation, mais s’élargit aussi aux œuvres de miséricorde. Remémorons-nous les sept œuvres de miséricorde corporelles (donner à manger, donner à boire, vêtir, accueillir l’étranger, visiter les malades, libérer les prisonniers, enterrer les morts) et les sept œuvres de miséricorde spirituelles (instruire, conseiller ceux qui doutent, consoler, corriger les pécheurs, pardonner, supporter les antipathiques, prier pour tous).

Chers amis, au cours de ce Jubilé, effectuons un « retour au centre » pour contempler de nouveau le mystère de Dieu et de sa création. Aussi, « Laissons-nous surprendre par Dieu » sans oublier le conseil de saint Paul : « celui qui pratique la miséricorde, qu’il ait le sourire. » (Rm 12, 8). Alors, avec Marie, mère de l’Eglise, nous chanterons d’un cœur nouveau ces paroles du Magnificat : « Sa miséricorde s’étend d’âge en âge » (Lc 1,50).

 

Téléchargez le texte de la conférence :

fichier pdf Conférence Mgr Giraud 12-12-15

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