mercredi 16 mai 2018

15 mai 2018

Diaire

 

20180516 ChristPAROLE DE DIEU

Jean 17,17 : Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. 

Lectiomélie : « La splendeur de la vérité se reflète dans toutes les œuvres du Créateur et, d’une manière particulière, dans l’homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. » (saint Jean-Paul II)

AGENDA

* Messe pour le bicentenaire de la présence lasallienne à Saint Joseph-La Salle (cathédrale d’Auxerre) .

* Inauguration d’une statue lasalienne.

* Rendez-vous.

20180516 ST jo La SalleMesse du 200ème anniversaire de présence lasallienne à Saint Joseph-La Salle

Mgr Hervé Giraud – Homélie – Matthieu 18,1-5

            « Ce qui se vit à l’extérieur doit s’éduquer à l’intérieur »… J’ai entendu cette réflexion ce matin sur une grande chaîne d’information. Elle venait du chef d’un établissement catholique de Marseille. En voyant l’effervescence de ses élèves pour le match européen de ce soir il a choisi d’éduquer à l’intérieur ce qui se vit à l’extérieur. Cette phrase aurait pu être dite par Gabriel Andreï ou par tout autre professeur ou éducateur à Saint Joseph-La Salle. N’est-il pas de notre devoir en effet d’éduquer à l’intérieur ce qui se vit ailleurs avec d’autres ? Nous pourrions étendre cette réflexion au-delà de la simple actualité : comment éduquer à l’intérieur de notre conscience ce que nous entendons et voyons chaque jour.

            Dans le texte d’Évangile nous voyons Jésus nous en donner un exemple magistral. Les disciples – pas n’importe qui – les disciples sont dans leur monde de primauté, de compétition, de comparaison, de grandeur. C’est tout juste s’ils ne demandent pas à Jésus le résultat aux examens, aux concours, aux titres : qui finira premier ? major ? La réponse de Jésus aurait pu être une grande colère, comme il en avait parfois à juste titre : « Êtes-vous donc aveugle ? Ne me voyez-vous pas ? Ne suis-je pas le plus grand ? » Mais non… Jésus prend patience. Comme à son habitude il préfère la pédagogie. Comme le disait saint Jean-Paul II : « Avec une délicate attention pédagogique, Jésus (nous) conduit presque par la main, pas à pas, vers la vérité tout entière ». Jésus continue aujourd’hui de nous respecter infiniment. Jésus n’est pas qu’un Maître. Il ne déverse pas une doctrine, ni une morale toute faite. Il entre dans un dialogue vrai. Il est pédagogue par respect de chacun de nous. Il prend le chemin de notre conscience. Il sait la nécessité d’un développement de la conscience.

            Dans cet Évangile, Jésus commence par un geste, un beau geste, un appel plus exactement. Il appelle un enfant. Le texte dit même un « petit enfant ». Les disciples cherchent le plus grand, Jésus choisit un petit, celui qu’on n’écoute pas ou qu’on rejette, et surtout celui qui ne peut vivre que dans la dépendance. À l’époque l’enfant n’est pas une référence… au contraire il est plutôt méprisé. Mais Jésus le place au milieu d’eux. Il ne se met pas lui-même au centre. Il en appelle solennellement à un changement intérieur et à une attitude nouvelle. Jésus repart toujours du cœur. Il ne cherche pas à transmettre d’abord des valeurs, mais une attitude filiale. La principale conversion consiste à cultiver une attitude de fils, c’est-à-dire une éducation intérieure essentielle. Pour cela disons simplement en vérité, chaque jour, humblement, dans le secret parfois : « Notre Père ». Je rappelai dernièrement dans une visite pastorale qu’il faut entre 28 secondes et 31 secondes pour dire cette belle prière. Le Christ nous apprend à nous décentrer fondamentalement : lui-même n’a cessé de mettre son Père… ou un enfant au centre.

            Si nous sommes chrétiens, nous ne croyons pas seulement en Dieu mais en « notre Père ». Les Lasalliens l’ont bien compris quand ils disent : « La première chose à faire est de se pénétrer intérieurement de la présence de Dieu… ». C’est ce qu’a fait Jésus. Et c’est pourquoi il faut nous unir à lui : « Une vue intérieure de foi vive et respectueuse porte l’esprit et le cœur à un désir de s’unir à Jésus-Christ. » La Règle des Frères pose cette question : « Avez-vous regardé jusqu’à présent le salut de vos élèves comme votre propre affaire, pendant tout le temps qu’ils ont été sous votre conduite ? » Union au Christ, attention à chaque élève : tel est le devoir des éducateurs et enseignants.

            Je voudrais finir en m’adressant aux jeunes eux-mêmes : « Tournez-vous vers Dieu… »  (Ac 3,19) !  Ne cherchez pas seulement des raisons de vivre, mais des raisons de donner votre vie, de donner la vie. Vous avez des professeurs, et vous avez surtout un Maître intérieur, l’Esprit Saint, qui n’attend que vous, pour vous guider sur votre propre chemin, un chemin qui dépassera tout ce que vous pouvez imaginer. Vous trouverez toujours sur votre chemin une personne qui vous comprendra, qui vous écoutera, qui ne vous jugera pas. Ne vous sous-estimez jamais car Dieu vous porte en haute estime et pour une haute destinée.

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