mardi 22 janvier 2019

21 janvier 2019

Diaire

PAROLE DE DIEU

Marc 2,23 : Un jour de sabbat, Jésus marchait…

Lectiomélie : « On dit de Dieu en toute vérité qu’il est à la fois mouvement immobile et repos mobile. » Jean Scot Érigène

20190122 Jésus marchait

AGENDA

* Élection de la prieure au Carmel de Sens.

Éditorial « Prêtres… simplement »

À la suite de toute la Tradition de l’Église, le Concile Vatican II a rappelé l’importance des prêtres en employant le terme au pluriel : curés, vicaires, auxiliaires, religieux, conseillers spirituels, diocésains, religieux… etc. Leur rôle est essentiel, mais il est sans doute de plus en plus difficile. On ne peut résumer leur rôle à celui de délégué de l’évêque, ni d’administrateur, ni de président d’association catholique, ni de cadre ou de gestionnaire. Ils ne sont pas non plus d’abord au service de l’Église ni même du monde.
Non ! Ils sont d’abord au service du Christ : “par l’ordination et la mission reçues des évêques, les prêtres sont mis au service du Christ” (Vatican II, Presbyterorum Ordinis 1). Ils ne pourraient rien accomplir de fructueux sans ce service premier… qui se vit d’abord dans ce que le pape François appelle une “intimité itinérante” avec le Christ et qui se révèle par le service de nos frères et sœurs.

Cette mention du Christ comme étant à la source de leur ministère est capitale. Elle est tout aussi essentielle que dans la définition de l’Église qui est “dans le Christ, en quelque sorte le sacrement, c’est-à-dire à la fois le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain” (Vatican II, Lumen Gentium 1). Hors de Lui, ni les fidèles, ni les prêtres, ni les évêques ne peuvent construire ici-bas une Église qui soit vraiment Peuple de Dieu, Corps du Christ, Temple du Saint-Esprit. Ainsi, les prêtres participent d’abord au ministère même du Christ : coopérateurs avisés des évêques et indispensables collaborateurs de la mission confiée à tous, ils participent, pour leur part, à la fonction des apôtres.

Leur mission, ils l’exercent avec leurs forces comme avec leurs fragilités ; ils l’exercent dans de multiples lieux, temps ou groupes. Il existe peu de métiers qui permettent de rencontrer et de servir une telle diversité : comme saint Paul, ils s’efforcent effectivement d’être “tout à tous”. La plupart du temps ils le font à l’ombre de la croix, la leur ou celle des autres qu’ils portent aussi dans leur prière pastorale. Certes, personne n’est à l’abri d’un cléricalisme, d’où l’importance pour chacun d’eux d’un lieu de relecture et de fraternité.

Le numéro d’ÉDY de janvier 2019 donne l’occasion de découvrir le rythme de vie des prêtres présents dans notre diocèse. Chacun est prêtre avec ce qu’il a vécu, avec son caractère et ses talents. Chacun répond singulièrement à cette question du Ressuscité : “M’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ?” (Jn 21,15). Les prêtres ne peuvent pas être des hommes divisés : d’un côté le ministre, de l’autre l’homme. Ils sont ministres du Christ, non pas à côté, mais au cœur de leur histoire singulière. Ils apportent tous quelque chose de neuf. Que notre propre regard sur eux soit lui aussi toujours neuf, car ils sont humains et chrétiens avec nous, ils sont aussi prêtres pour nous, simplement prêtres… prêtres simplement.

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